Marc Delacourcelle

Marc Delacourcelle, sculpteur

Les formes naturelles que l’on rencontre dans la nature m’ont toujours attiré. A l’occasion de mes nombreuses sorties, j’ai pris plaisir à regarder et toucher les arbres, bois morts, pierres et autres. Avoir ces objets dans les mains m’interpelait toujours…

Toucher le grain, suivre les formes, scruter les vides

Mes promenades m’amenaient souvent dans les parcs et ma grande joie était de découvrir une sculpture cachée dans les bosquets, ou trônant dans un espace vert fière de dominer son entourage. Il n’y a pas de meilleur endroit pour une sculpture qu’à l’extérieur. C’est là quelle prend toute sa grandeur, sa place. De plus, souvent, il n’y a personne pour vous sermonner quand vous touchez ces oeuvres.
Toucher le grain, suivre les formes, scruter les vides, comprendre la vie et l’expression d’une sculpture au travers de ses trois dimensions passent par l’envie de poser ses mains sur la pièce.

Naissance d’une passion…

Les rencontres…

Lors d’un voyage au Québec j’ai découvert l’art inuit et ses sculptures. Toutes ces formes m’attiraient, et ces pierres sculptées, poncées avec si peu d’outils et de moyens m’ont impressionné. L’art de vivre inuit s’exprimait, leurs visions avaient pris forme pour parler de leur manière de vivre, de penser, de rêver, de s’évader. Un relais chamanique.
A mon retour à Paris, je me suis inscrit à mon premier cours de modelage et pour la première fois je me suis confronté à la forme, le relief.
L’année suivante je me suis inscrit au cours de Christian Siméon qui m’expliqua la terre, les formes et la structure d’une pièce. Surtout son architecture, plutôt son squelette, car dans la sculpture tout se ramène au squelette, à l’os. Je suis toujours ses conseils avisés.

Pour compléter ma passion j’ai découvert un immense sculpteur qui avait eu le chemin qui m’attirait. La nature, les formes naturelles nées de l’usure du vent, de la pluie, de l’érosion. Cet homme n’est autre qu’Henry Moore.
Bien sûr, il y en a d’autres, beaucoup d’autres comme Claudel ou Rodin, mais j’ai un faible plus grand pour Houdon ou encore Bourdelle dont la puissance de ses oeuvres m’a stupéfait.

Et me voilà envoûté, passionné par cet art qui dirige mes vibrations.